La peste n’a pas attendu le Moyen Âge pour frapper l’humanité.

Une étude publiée le 18 juin 2026 dans Nature révèle que des flambées mortelles de peste touchaient déjà des chasseurs-cueilleurs il y a environ 5 500 ans, bien avant l’essor des grandes villes et de l’agriculture intensive.

En analysant l’ADN ancien de dizaines d’individus enterrés autour du lac Baïkal, en Sibérie, les chercheurs ont identifié Yersinia pestis chez 18 d’entre eux. Ces souches primitives ne possédaient pas encore les adaptations génétiques pour une transmission par les puces : la contamination devait se faire par contact direct ou via des réservoirs sauvages, comme les rongeurs.

Cette découverte rappelle une chose essentielle : les zoonoses ne sont pas un phénomène moderne. Depuis des millénaires, les interactions entre l’humain, la faune sauvage et les écosystèmes créent les conditions d’émergence de maladies infectieuses.

Nicolas MARTINEZ
Docteur vétérinaire

DIE Santé de la Faune Sauvage Non Captive

DU Pathologies Tropicales Essentielles — Faculté de Médecine, Sorbonne Université*

* Diplôme universitaire complémentaire non reconnu par l’Ordre national des vétérinaires.

Source: Lethal plague outbreaks in Lake Baikal hunter-gatherers 5,500 years ago publié le 17 juin 2026

Pour aller plus loin: Ebola Bundibugyo : quand une flambée rappelle que les frontières entre espèces restent fragiles

Rester informé

Recevez mes nouvelles publications, réflexions et analyses autour de la médecine vétérinaire, de la faune sauvage et des maladies émergentes.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut