Une étude publiée dans le Journal of Applied Ecology montre que la lumière artificielle nocturne (ALAN) perturbe l’entrée en diapause hivernale chez Culex pipiens, un moustique vecteur potentiel de plusieurs agents pathogènes, dont le virus West Nile. Plus surprenant encore, cet effet semble plus marqué que le simple réchauffement urbain.
Concrètement, des moustiques exposés à des lumières domestiques classiques restent plus actifs, continuent davantage à se nourrir et à se reproduire plus tard dans l’automne.
Ces résultats rappellent que la pollution lumineuse n’est pas seulement une nuisance visuelle : elle peut modifier profondément la biologie des espèces et potentiellement influencer le risque de transmission de maladies vectorielles.
Un exemple supplémentaire de la manière dont nos activités humaines façonnent, parfois discrètement, les équilibres sanitaires de demain.
Nicolas MARTINEZ
Docteur vétérinaire
DIE Santé de la Faune Sauvage Non Captive
DU Pathologies Tropicales Essentielles — Faculté de Médecine, Sorbonne Université*
* Diplôme universitaire complémentaire non reconnu par l’Ordre national des vétérinaires.


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