J’ai lu pour vous l’article « Feline leishmaniosis in the Mediterranean Basin: a multicenter study », publié en 2024 dans Parasites & Vectors par Carbonara et ses collaborateurs. Il s’agit de la première étude épidémiologique à grande échelle consacrée à la leishmaniose féline (FeL) dans le bassin méditerranéen.
Objectifs de l’étude
L’objectif principal était d’évaluer :
- La prévalence de Leishmania infantum chez les chats domestiques.
- Les facteurs de risque associés à l’infection.
- Les signes cliniques et anomalies biologiques liés à la maladie.
L’étude a porté sur 2 067 chats provenant de six pays : Italie, Grèce, Portugal, France, Israël et Espagne.
Résultats clés
- Prévalence de l’infection : 17,3 % des chats étaient positifs pour L. infantum, avec des variations selon les pays, de 12,6 % en Italie à 24,7 % au Portugal.
- Facteurs de risque : Les chats errants ou vivant en refuge, ainsi que ceux infectés par le virus de l’immunodéficience féline (FIV), présentent un risque accru d’infection.
- Signes cliniques fréquents : Perte de poids, lymphadénomégalie, gingivostomatite et ulcères buccaux.
- Anomalies biologiques : Hypoalbuminémie, augmentation des globulines totales, leucocytose et thrombocytose.
Ce qu’il faut retenir
Cette étude met en évidence la circulation active de L. infantum chez les chats domestiques, en particulier dans les populations à risque. La leishmaniose féline, bien que moins connue que sa forme canine, doit être considérée dans le diagnostic différentiel des chats présentant des signes cliniques compatibles, surtout dans les régions endémiques.
Ce travail ouvre la voie à de nouvelles recherches sur la gestion de la FeL, tant sur le plan diagnostique que thérapeutique.

