Pourquoi je reste indépendant

Lorsque j’ai commencé à exercer, je ne me suis jamais imaginé devoir un jour expliquer pourquoi une clinique vétérinaire est… vétérinaire.
Et pourtant, en 2026, la question mérite d’être posée.

Depuis quelques années, notre profession connaît une transformation profonde. De plus en plus de structures rejoignent de grands groupes, parfois soutenus par des fonds d’investissement. C’est une évolution importante du paysage vétérinaire français et chacun est libre d’y voir des avantages ou des inconvénients.
Pour ma part, j’ai fait un autre choix.
Lingostière Clinique Vétérinaire reste indépendante.

Je ne l’écris pas comme un argument commercial. Je l’écris parce que cela influence concrètement ma manière de travailler au quotidien.
Être indépendant, c’est pouvoir prendre une décision médicale sans avoir à se demander si elle correspond à une stratégie définie à plusieurs centaines de kilomètres de Nice.
C’est pouvoir soutenir des projets qui n’ont parfois aucun intérêt économique immédiat mais qui ont du sens.
La prise en charge de la faune sauvage blessée en fait partie. Ceux qui me connaissent savent le temps, l’énergie et les moyens consacrés à cette activité depuis des années. Personne n’a jamais choisi cette voie pour des raisons financières. On la choisit parce qu’on estime que c’est notre rôle.

J’ai également la chance de travailler avec une équipe qui partage cette vision. Une clinique vétérinaire ne se résume pas à des locaux, du matériel ou des chiffres. Elle repose avant tout sur des femmes et des hommes qui s’investissent chaque jour auprès des animaux et de leurs familles.

En 2024, j’ai participé à un reportage d’Envoyé Spécial consacré à l’évolution de la profession vétérinaire. Les journalistes m’avaient interrogé sur l’arrivée des investisseurs dans notre secteur et sur les conséquences possibles de ces changements.

Extrait vidéo du reportage Envoyé Spécial France 2 sur l'indépendance vétérinaire
Extrait du reportage France 2

Notre indépendance vu par Envoyé Special

Deux ans plus tard, mon avis n’a pas changé.
Je pense qu’une clinique vétérinaire doit conserver sa liberté de décision.
Je suis attaché à une organisation dans laquelle les décisions médicales sont prises localement, au plus près des animaux et de leurs propriétaires.
Je pense qu’une relation de confiance se construit dans le temps, loin des logiques standardisées.
Je pense aussi qu’il est sain que plusieurs modèles puissent coexister au sein de la profession. Certains confrères ont fait d’autres choix et je les respecte. Le mien est simplement différent.

Lorsque vous poussez la porte de la clinique, vous ne trouverez pas une enseigne nationale. Vous trouverez une équipe locale, des vétérinaires que vous pouvez rencontrer, des décisions prises sur place et des personnes qui assument directement leurs choix.

Cela implique parfois plus de responsabilités.
Cela implique parfois plus de contraintes.
Mais cela permet également de conserver ce qui m’a donné envie de devenir vétérinaire : la liberté d’exercer ce métier selon mes convictions.
En 2026, cette liberté reste intacte.
Et tant que j’aurai la possibilité de la préserver, je continuerai à le faire.

Dr Nicolas MARTINEZ -vétérinaire-

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