Pratique vétérinaire, faune sauvage et réflexion scientifique
Dr Nicolas Martinez, vétérinaire — soins sur un vautour fauve
Ici, je partage ce qui nourrit vraiment ma pratique de vétérinaire : ce que j'observe sur le terrain, la faune sauvage que je soigne, la biodiversité qui recule, les maladies émergentes qui m'inquiètent, et ce que cela m'inspire sur le vivant.
Ces réflexions naissent d'abord de ma pratique et de mes lectures. X, c'est l'endroit où je les partage à chaud : un cas qui m'a marqué, une observation de terrain, une actualité qui m'interpelle. Ici, je prends le temps de les approfondir, une fois les idées posées à plat. Pour suivre l'actualité en temps réel : @martinez_vet_.
Vétérinaire à Nice, j'exerce au sein de Lingostière Clinique Vétérinaire, auprès des chiens, chats, NAC, de la faune sauvage ainsi que d'espèces exotiques et marines. Une conviction simple me guide : la médecine vétérinaire n'a pas de frontières d'espèces.
Pour découvrir la clinique, son équipe, ses services et prendre rendez-vous : lingostiereveterinaires.fr
Pour suivre les actions menées en faveur de la biodiversité, de la faune sauvage et des soins aux animaux en détresse : lingostierefaunesauvage.com
Vous trouverez ici une sélection de textes, de publications et de prises de position issus de mon activité, avec une même ligne directrice : mieux comprendre le vivant pour mieux le soigner.
Le loup est revenu en France sans jamais avoir été réintroduit officiellement. Dans les Alpes-Maritimes, j’ai eu l’occasion de pratiquer des autopsies sur cette espèce qui continue de fasciner autant qu’elle inquiète.
À la fin du XVe siècle, des chiens embarqués par les conquistadors ont transporté un parasite vers le Nouveau Monde. Une histoire de capture parasitaire, rare et fascinante, qui illustre parfaitement le concept One Health.
Un ours polaire mort de la grippe aviaire à Svalbard. Le premier cas confirmé chez cette espèce en Europe, et un signal que les frontières biologiques ne sont plus étanches, même dans les milieux les plus extrêmes.
Un éléphant ou un rhinocéros trafiqué suscite l’indignation immédiate. Une fourmi, beaucoup moins. Pourtant, plus de 2000 reines ont été interceptées dans un seul aéroport kenyan.
Un animal échoué n’est jamais seulement un animal échoué. Je repense à l’hiver 2022, lorsque j’avais participé à la prise en charge de plusieurs pingouins échoués sur le littoral niçois.
On l’oublie souvent, mais la nuit est un écosystème à part entière. À quelle heure faudrait-il éteindre les lampadaires pour limiter leur impact sur la biodiversité ?
Plus de 13 000 jeunes éléphants de mer retrouvés morts sur une île isolée de l’océan Austral, avec des taux de mortalité dépassant parfois 90%. Le virus H5N1 n’est plus seulement une menace pour les oiseaux.
Plus de 90% des manchots de Magellan testés en Patagonie portaient des traces de polluants éternels. Mais pour le découvrir, il a fallu capturer, équiper et manipuler ces mêmes animaux. Une tension au cœur de la conservation moderne.
Un simple lampadaire pourrait suffire à prolonger la saison des moustiques. Une étude récente montre que la lumière artificielle nocturne retarde leur entrée en hibernation, plus encore que le réchauffement urbain.
La France est indemne de rage terrestre depuis 2001. Mais en Europe centrale, les cas repartent à la hausse depuis 2021, portés par un acteur familier : le renard sauvage.
Les zoonoses ne sont pas un phénomène moderne. Une étude récente révèle des flambées mortelles de peste chez des chasseurs-cueilleurs il y a 5 500 ans, bien avant l’agriculture et les grandes villes.
Plus de 670 cas confirmés, 136 décès. Derrière cette nouvelle flambée d’Ebola en RDC et en Ouganda, une réalité plus large : la santé humaine ne se joue jamais seule.
Un plomb logé à l’arrière du crâne d’un vautour fauve, retiré lors d’une chirurgie délicate. Le récit d’une prise en charge qui reste, encore aujourd’hui, l’un de mes souvenirs les plus marquants.
Face à la financiarisation croissante de la profession, Lingostière Clinique Vétérinaire reste indépendante. Voici pourquoi ce choix continue de guider ma façon d’exercer, deux ans après mon passage dans Envoyé Spécial.
Une étude menée sur 412 hérissons révèle que près d’un quart d’entre eux étaient porteurs de teigne à leur arrivée en centre de soins, souvent sans aucun symptôme visible.